Comment Entraîner Un Coq De Combat
Des lignées de combattants
Ti'Jacquot vit à Rivière-Pilote. Un professionnel. Il possède 80 coqs, qu'il loge dans tous les recoins de sa maison. Et seulement 30 poules « les filles on les mange ». Si un coq a « tapé beaucoup d'éperons dans la tête », entendre qu'il a pris des coups de bec sur le crâne, sans jamais fuir le combat, sa descendance féminine garde une chance de s'en tirer. Ses fils, eux, seront choyés, bichonnés, entraînés et, qui sait, feront un jour la gloire et la fortune de leur propriétaire.
Elèverait-on des coqs de combat comme on élève des pur-sangs ? D'une certaine façon, oui. Les généalogies sont consignées, la progéniture observée. Le palmarès des athlètes scrupuleusement noté. « Je remarque très vite le potentiel d'un poussin. Dès le premier mois, le petit combattant épluche la tête de ses frères et sœurs, il lui go far même d'en tuer, tandis que le couard se débine déjà », note Ti'Jacquot.
A dix mois, les coqs sont séparés et isolés. Pour leur premier anniversaire, ils passent le test décisif : le premier combat. Il se déroule à la maison, en famille. Les pattes dans des sacs en plastiques et le bec scotché pour que les animaux ne se blessent pas. A l'issue de la rencontre, c'est l'arène ou 50'assiette ! Il n'y aura pas de deuxième chance. Commence alors l'apprentissage.
Une vie d'athlète de haut niveau
Cascade faire united nations champion, la maison ne recule devant aucun cede. Entraînement deux fois par semaine, entre dix et vingt minutes. Ce qui n'a fifty'air de rien, mais si l'on ramène cela à la taille d'un bestiau d'united nations kilo et demi, c'est énorme. D'abord, les pattes entravées, musculation des ailes. Puis footing de plusieurs minutes, poussé par un bâton, pour renforcer les cuisses. Enfin, lancers en l'air, cascade développer le sens de fifty'équilibre. Du temps, de l'attention. Ces petits joyaux valent jusqu'à 1500 euros. Chaque jour, 50'éleveur les frictionne au tafia (rhum bon marché), avant d'exposer leur peau déplumée au soleil afin qu'elle durcisse et forme une carapace insensible. Après cinq semaines de ce régime, la bête repasse un examination, dernière épreuve avant le 1000 jour.
Qui dit athlète dit souvent dopage. Qu'en est-il au pays des gallinacés de compétition ? Les rumeurs les plus folles circulent. Certains injecteraient du sang de ophidian, le trigonocéphale au venin mortel, à leurs animaux. L'odeur, dit-on, ferait fuir 50'adversaire. En supposant que reptiles et volatils se révèlent compatibles, encore faudrait-il trouver la veine de fifty'oiseau ! Mais la croyance reste tenace au point qu'on ne mange plus les perdants par crainte d'empoisonnement.
Le spectre du dopage
Bien-sûr, certains déplorent dans les pitts fifty'absence de contrôle anti-dopage, car sans atteindre les méthodes farfelues citées plus haut, les tricheurs real bel et bien. Injections d'analgésiques, d'anticoagulant, de vitamines de toutes sortes, la pharmacopée vétérinaire ne manque pas de produits en vente libre, susceptibles d'optimiser un gladiateur à plumes.
Cependant, le phénomène reste marginal. L'île est petite, ce monde d'initiés davantage encore. Tout le monde se connaît, le discrédit, et par conséquent l'excommunication, tomberait instantanément sur le fraudeur. Définitif et sans appel. Or, privez un « coqueman » de sa passion, il tombe en dépression. « Si vous mettez devant moi une belle femme nue et un coq de qualité … je prend le coq et je m'en vais au pitt ! » se sent obligé d'avouer Aimé, united nations vrai séducteur pourtant, pour nous convaincre du sérieux de la chose.
Les « coqueleux » choisissent donc des méthodes naturelles. En guise d'EPO, un régime alimentaire bourré de vitamines : oranges pressées au petit-déjeuner, langouste à midi, ail « souverain contre les vers », oignons « excellent pour le souffle », tomates, bananes, miel, œufs, sucre … de vrais coqs en pâte ! A chaque éleveur sa recette … et ses petits plus jalousement gardés.
Ti'Jacquot parcourt l'île en tout sens, ses coqs sous le bras. Bien qu'il ne possède pas de voiture, il se débrouille toujours. Un peu de terminate (pas facile avec sa volaille), le bus, la marche à pied ou des journalistes de passage, il y a toujours une solution. Ses meilleurs coqs alignent jusqu'à vingt combats gagnés, affirme-t-il en bombant le torse. Juste avant de reconnaître que la moyenne tourne plutôt autour de six ou huit.
Le repos du guerrier
Tant qu'il combat, le coq reste puceau. Ce n'est qu'après toutes ces victoires qu'il gagne ses galons de reproducteur et coule des jours heureux au milieu d'une basse cour de jolies poulettes. Mais avant de mériter cette retraite dorée, il lui aura fallu recevoir des coups. De sacrés coups même. « Un coq qui perd un œil mais sort vainqueur, qui repart se battre et triomphe encore … ça c'est un vrai guerrier ! » décrète Ti'Jacquot, plein de respect. Une admiration qui vire au reniement à la première défaite. Quelle injustice, quand les meilleurs spécialistes, y compris lui, le reconnaissent : « Quelle que soit la qualité du coq, l'issue du combat, c'est la chance, seulement la take chances. »
A bien y réfléchir, toute cette énergie, cet amour, cette exigence portée à des emplumés dont chacun sait au addicted que leur sort ne dépendra ni du talent de 50'éleveur, ni de leur tempérament de guerrier … vous ne trouvez pas ça boyfriend, vous ?
Comment Entraîner Un Coq De Combat,
Source: https://zetwel.wordpress.com/2015/02/02/entrainement-coqs-combat-martinique/
Posted by: spectorforithave.blogspot.com

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